mardi 25 février 2014

Rencontre départementale le 15 mars

« Les rendez-vous littéraires du GFEN 58 »
Rencontre départementale
samedi 15 mars 2014
à NEVERS
à 9h30 au centre Stéphane Hessel – quartier Grande Pâture
Table ronde – Débat
« Des livres pour enfants, oui mais... quels livres ? pour quels enfants ? »

Regards croisés de professionnels du livre
Stéphane Queyriaux, éditeur Le Poisson soluble
Angélique Benoit, libraire Gens de la lune
Béatrice Rodriguez, auteure-illustratrice
Monique Couval, bibliothécaire BDP

Exposition « Comment un livre vient au monde »
Exposition de livres
12h-13h - Repas pris sur place : 10€

à MOULINS sur ALLIER
à 14h30, musée de l'illustration jeunesse
Visite guidée + Atelier pédagogique
Entrée : 8€



INSCRIPTION OBLIGATOIRE
Monique Choquel – La Grange Mouton Cidex 529 - 58350 Dompierre sur Nièvre
Chèque à l'ordre de GFEN58
Avec la collaboration de la DSDEN, de l'ESPE centre de Nevers, du CRL de Dijon, de la BDP de la Nièvre, du CDDP, de la librairie Gens de la lune, du SE-UNSA et du SNUipp-FSU
Renseignements : isabelle.lardon@gmail.com 
Bulletin d’inscription

à retourner accompagné du règlement à :
Monique Choquel – GFEN 58 – La grange mouton- 58350 Dompierre sur Nièvre
chèque à l'ordre de « GFEN58 »

J’assisterai à la journée du samedi 15 mars 2014


Nom et prénom : ……………………………………………
Adresse postale : …...................................................................
Code postal : ……… Ville : …...........................................
Adresse courriel : …...............................................................................
Table ronde : gratuit

Le déjeuner pourra être pris sur place.
Participation au buffet : 10€
Repas oui / non Entourer

Entrée au musée de l'illustration : 8€



Je verse …....................€


mardi 4 février 2014

Conférence de Marie-Claude JAVERZAT

Marie-Claude Javerzat, enseignante-chercheure à l'université de Bordeaux et à l'ESPE de Périgueux, est venue à Nevers le mercredi 22 janvier. Presque 40 personnes étaient présentes au CDDP ce jour-là, enseignantes, inspectrices, profs d'écoles stagiaires, professeur formateur de l'ESPE, étudiants, responsable de centre social, et puis tout le groupe du gfen58. 
Après avoir identifié les obstacles ou les freins au développement de la culture littéraire, Marie-Claude Javerzat a développé des démarches didactiques et pédagogiques qui permettent à tous les élèves (de la maternelle à l'élémentaire et à l'ASH) d'apprendre à comprendre ce qu'ils lisent et d'accéder à la littérature.

Succès de l'opération qui a fait connaitre le GFEN et de la conférence qui a permis de théoriser des pratiques de classe.

Prochaine réunion du groupe :
Mercredi 4 février au CDDP à 14h30
Objets de travail : Le débat littéraire en classe, où en est-on ?
La journée sur les métiers du livre en mars, comment la prépare-t-on ?






jeudi 26 décembre 2013

6èmes Rencontres nationales : Pour que la maternelle fasse école


rencontres maternelle GFEN 2014


Du faire au comprendre
L'activité, tremplin du développement

Samedi 1er février 2014 
Bourse du travail, 3 rue du Château d'Eau
75010 Paris (métro République) 
Programme, intervenants, bulletin d'inscription
http://www.gfen.asso.fr/fr/6e_rencontres_maternelle_2014

La  reconnaissance de la spécificité de l'école maternelle est réaffirmée dans la loi de refondation de l'école, notamment avec l'intégration de la grande section au cycle 1. Après les excès d'une primarisation soumettant les jeunes élèves à des exigences inadaptées, propres à les mettre en difficulté de façon précoce, il s'agit de repositionner les attendus de l'école maternelle sans régresser quant à son projet éducatif. Son rôle est fondamental pour faire accéder à une posture d'élève, en particulier pour les enfants qui ne sont pas en connivence avec les pratiques scolaires, ses modes de faire et de dire. 


Dialogue hors-série : Penser l'aide au coeur des apprentissages








  
Vient de paraitre : Actes des 6èmes Rencontres nationales sur l'accompagnement, St Denis, 6 avril 2013 L'externalisation de l'aide a montré ses limites et les élèves pour qui des progrès ont été constatés dans les acquisitions scolaires sont des élèves dont les difficultés relèvent d'un « rattrapage » qui pourrait être mené en classe. Dans ces conditions, comment penser l'aide au cœur des apprentissages ? Comment reconstruire des compétences en classe et comment parer aux difficultés des élèves ?
Ce numéro nous invite à examiner les contenus enseignés, reconsidérer les erreurs et difficultés des élèves, ainsi que la façon de concevoir et conduire l'activité en classe.  

Les 40 ans de la revue Diversité

Diversité : 40 ans de solidarité

                                            Isabelle LARDON



         La revue Diversité, du Sceren-CNDP fêtait le 18 décembre au musée de l'histoire de l'immigration à Paris, un anniversaire : 40 années de présence dans le paysage éditorial de l'Education nationale, de la recherche et de la formation. Ça compte ! 








Mais le rédacteur en chef, Régis GUYON et son équipe n'ont pas souhaité en faire une commémoration. A l'image de la revue elle-même, ce fut un moment, éclectique, de rencontres et d'échanges, rythmé par des projections de webdocumentaires réalisés par des élèves et une représentation théâtrale.


Table ronde avec trois chercheurs et experts sur le thème "La revue, espace d'expression de la recherche en éducation, reflet des politiques publiques depuis 40 ans" 
Pour Patrick PICARD, responsable du centre Alain Savary, Ifé-ENS de Lyon, la revue est un terrain de « controverses scientifiques » sur la discrimination. Pour le numéro spécial 40 ans, il a fait un énorme travail d'analyse des titres d'articles publiés par année, et ainsi mis en avant les mots et derrière eux les notions, les « paradigmes »interrogés au fil du temps par la revue. Les questions d'inégalité et d'ethnicité sont présentes dès les années 1990 et sont toujours au coeur des préoccupations trente ans après. Voir le rapport  sur l'intégration qui vient d'être remis au premier ministre, avant un débat au Parlement et des rendus en début d'année.

Françoise LORCERIE travaille sur l'influence des classements ethniques dans l'analyse des inégalités et quelles incidences ils ont sur le fonctionnement des différents professionnels. Comment s'y prennent-ils avec les questions ethniques ? Dans l'école  rien n'est pensé sur ce sujet, ni en formation des enseignants, ni dans celle des cadres de l'institution. « Nous avons des élèves musulmans », c'est peut-être un champ peu stabilisé mais il faut se poser ce genre de question.

Selon Georges FELOUZIS, l'interprétation de LAHIRE sur les inégalités sociales de réussite scolaire dues à la discontinuité culturelle entre la famille et l'école ne suffit plus à expliquer la recrudescence d'élèves en échec scolaire. Il y a des inégalités très fortes d'offre scolaire, des ségrégations entre établissements, des contextes pédagogiques défavorables...

Patrick PICARD joue la controverse pour pimenter un peu le débat. Il défend LAHIRE et prétend avec BERNARDIN et BONNERY dont il cite les livres, qu'il faut descendre dans le microscopique de la classe pour se rendre compte que l'Ecole met en difficulté les élèves face aux réquisits des savoirs. Il faut analyser la nature des difficultés des élèves, comprendre leur rapport au savoir et à l'apprentissage pour penser et surtout agir !

[...]

Lire la suite sur le site du GFEN
http://www.gfen.asso.fr/fr/40ans_diversite

Salon de Montreuil. Débat organisé par la maison d'édition Rue du monde lundi 2 décembre 2013

Peut-on repenser le monde avec les enfants ? Sylvie MEYER-DREUX

Salon Montreuil
Débat animé par Alain Serres, directeur de Rue du monde, devant quatre-vingts personnes, avec Jacques Bernardin, président du GFEN -  Karim Ressouni-Demigneux, auteur de L'ogre ! - Sébastien Shir, secrétaire national du SNUipp-FSU -  Zaü, illustrateur.

  Du côté de l'Education Nouvelle. Pour Jacques Bernardin, la question de la formation est naturellement soulignée pour que le rôle normalement dévolu à l'école s'exerce : permettre aux élèves de comprendre la société dans laquelle ils vivent mais aussi de participer à la faire évoluer. D'où le poids des orientations de la politique éducative et aussi des choix pédagogiques des enseignants : comment se situent-ils par rapport à ces missions fondatrices de l'école ? Quel(s) regard(s) porté(s) sur les enfants ? les élèves ?
D'où,  comment se poser des questions sur la perception et l'expression des élèves ?  Souvent, la technicité des apprentissages se fait au détriment des apports des livres, « conservatoires de l'expérience du monde », particulièrement pour ceux qui ont peu accès aux livres,  créant une inégalité certaine qui participe à la discrimination d'autant que la littérature actuelle fait des « clins d'œil » culturels fréquents et nécessite donc un « arrière-fond » inégalement constitué : références incontournables à construire progressivement à l'école.
[...]
 Du côté de la création.  Lors d'une rencontre avec des classes, selon Karim Ressouni-Demigneux, un auteur peut plus facilement aborder des sujets sensibles au nom de son statut de « créateur de l'histoire » : même s'il dit raconter ce qu'il est, il se donne le droit de ne pas répondre à certaines questions...en annonçant que, de toutes façons, il est « un gros menteur » puisqu'il « invente à partir de »,  mais cela lui permet aussi d'aborder des sujets comme celui des origines de par sa double nationalité, la religion ou sur la sexualité... et à la question d'une petite fille interloquée « mais...on te laisse écrire tout cela !!! », la pirouette due à  la part créative du récit est aisée ! Mais la discussion a pu avoir lieu ! Il y a eu rupture dans la manière d'échanger, de débattre entre les élèves et avec un adulte : cela a été rendu possible sans jugement ni aucun autre enjeu si ce n'est celui de parler avec un adulte qui a des interrogations et des points de vue qui peuvent être différents mais... acceptables à entendre tout au moins parce que présentés de manière fictionnelle !  Sans doute aussi parce que dans un moment un peu « exceptionnel » ou particulier, limité dans le temps... « position assez confortable » selon l'auteur mais porteuse de transformations (ou d'ébauches de transformation) chez les élèves !

Lire l'intégralité du texte sur le site du GFEN 
http://www.gfen.asso.fr/fr/salon_livre_montreuil

L'ogre de Karim Ressouni- Demigneux et Thierry Dedieu - Editions Rue du monde - Béatrice, GS/cycle 3

Projet sur L'ogre et mise en réseau de plusieurs textes : La comédie des ogres, le Petit Poucet , Bons conseils aux amants ( cycle 3) // Le déjeuner de la petite ogresse / Le géant de Zéralda / Le Petit Poucet  (GS)
Le groupe classe est constitué de 5 élèves de GS et de 8 élèves de cycle 3 (4 CE2, 3 CM1, 1 CM2).
4ème de couverture :
Dans la cité, on ne parle que de lui. Une silhouette si grosse, ce n'est pas humain!
Et sortir la nuit, c'est bizarre...
Mais qui est vraiment cet étrange voisin du rez- de- chaussée, qui fait si peur aux enfants ?
Voici un résumé du livre trouvé sur internet :
Plusieurs niveaux de lecture pour ce conte moderne. Les enfants de la cité ont une peur bleue de l'ogre du rez-de-chaussée, un être gigantesque qui ne sort de chez lui que la nuit. Un jour, les pompiers l'emmènent, paralysé par quelque maladie dévastatrice. Dans son antre vide, les enfants découvrent le repaire d'un artiste photographe internationalement connu.
L'auteur

Voici mes premières remarques par rapport à ce travail :
Les élèves ont vraiment réfléchi, se sont posé des questions, ont  débattu en se référant au texte ou aux illustrations quand ils n'étaient pas complètement d'accord ( ici le rôle du maître est important pour remettre dans les rails et montrer œuvre à l'appui ce qui peut être accepté ou non au niveau de l'interprétation ou des hypothèses ) et leurs échanges ont été constructifs, c'est-à-dire qu'ils leur ont permis d'avancer dans la compréhension de l'album.
Chaque tranche d'âge a trouvé sa place ... les petits ont pu s'exprimer oralement et les grands ont noté les remarques de tout le monde : très motivant pour tout le monde.

Les questions portent sur la préparation de la séquence et la pertinence du découpage choisi pour la découverte de l’œuvre .
Quels extraits , montre-t-on forcément les images ?
Pour le coup, mon souci dans cette préparation était que finalement les enfants ne lisaient pas beaucoup seuls. 
Et que la technique d'illustration tout au long de l'album a pour certains "interféré" dans la compréhension de l'histoire, même si à la fin on découvre et on comprend d'où viennent ces animaux semblant sortir du corps de l'ogre ou le représenter, et pourquoi l'illustrateur a choisi cette technique (celle du personnage artiste en fait).
Si je refais cette séquence avec d'autres élèves je ne montrerai pas toutes les images lors de la lecture mais je ferai plutôt une séance consacrée au rapport texte / image
.

Descriptif de la séquence
Compétences visées :
  • Formuler des hypothèses
  • Participer à un débat sur une œuvre en respectant les tours de parole
  • Confronter son point de vue à d'autres de manière argumentée
  • Écouter et prendre en compte ce qui a été dit 
Séance
Tps
Compétences visées
Mise en œuvre

1
Découverte de l'album
40'
Émettre des hypothèses / illustration de couverture

Affiner ses hypothèses après lecture de la 4ème de couverture

Oser donner son point de vue : Je pense que …

Confronter son point de vue à celui des autres en respectant les règles d'échanges orales ( tour de parole, politesse )

Être capable de revenir au texte pour appuyer une hypothèse ou au contraire la contrer
Par groupe de 3 (2C3 + 1GS)
les E découvrent l'illustration de 1ère de couverture sans le titre et formulent librement des hypothèses concernant le personnage, son métier, qui il est...
le M incite les E à argumenter leurs hypothèses
Questionnement du type - Pourquoi dis-tu cela?

Échange collectif des hypothèses proposées
Lecture dans chaque groupe de la 4ème de couverture par les C3
Confirmation ou réfutation des hypothèses / lecture du texte
2

30'
Reformuler dans ses propres mots une lecture entendue

Répondre à des questions sur un texte
Lecture offerte des pages 1 à 17 de l'album
Reformulation par les E
S'assurer de la compréhension globale et plus fine
En particulier: Qui raconte l'histoire?

Dans le cahier de lecteur relever les indices qui nous font penser que le personnage est un ogre / ou un humain? Point de vue du lecteur

Débat
Qu'en pensent les autres personnages de l'histoire adultes et enfants? Point de vue des personnages de l'histoire
3
40'
Comprendre un texte lu silencieusement
Petit moment de lecture silencieuse sans les GS
C3 la page du cahier de l'ogre
p 28
Noter ses impressions, ses remarques ses questions dans le cahier de lecteur
Retour des GS
Puis lecture à voix haute débat collectif après apport oral des ressentis de chacun

Qui a écrit ce texte?
D'où vient-il?
Comment est il parvenu dans le récit de l'enfant?

Retour à l'album pour confirmation par illustration
p28/29
4
30'
Comprendre un texte lu par l'adulte

Le reformuler avec ses propres mots



Lecture des pages non exploitées de l'album
p 18 à 27 puis 30 à 33

re formulation par les élèves
5
30'
Se souvenir des textes lus et de leurs auteurs

Comprendre un texte lu dans son intégralité



Re lecture intégrale de l'album par le M

Chaque élève ajoute à son cahier de lecteur une copie de la page de couverture du début de séquence à laquelle on ajoute le titre, les noms de l'auteur et de l'illustrateur
Chacun à son niveau exprime ses impressions sur l'ensemble de l'album ( dessins, choix d'une image de l'album commentée, écriture d'un petit texte)