dimanche 13 mars 2011

Une action à Nevers...

Depuis celle du 26 janvier, deux autres réunions ont eu lieu à Nevers (une le 16 février, une autre vendredi dernier 11 mars). Nous avons pu réfléchir à diverses questions qui se posaient à nous : comment organiser le groupe, comment communiquer, quelles activités proposer, quels liens avec les autres groupes de Bourgogne, etc...

Nous en sommes arrivés à cerner mieux nos objectifs et prendre attache avec le gfen 28 pour tenter une journée régionale à Nevers.

Les questions sur la lecture et les difficultés de son apprentissage sont au coeur de nos préoccupations. Il nous semble qu'elles peuvent mobiliser un maximum de collègues.
Il s'agirait d'organiser un débat public le matin et des ateliers l'après-midi, un samedi.

Nous vous informerons dès que les choses seront un peu plus avancées.

En attendant, j'ai des exemplaires à vendre du dernier bouquin sur l'école maternelle, coordonné par Christine Passerieux, et qui s'intitule « Pratiques de réussite pour que la maternelle fasse école », paru en février chez Chronique sociale. Il propose des activités dans tous les domaines pour faire parler, écrire et penser les élèves, même tout petits. Il analyse aussi le travail enseignant et donne des pistes pour transformer et défendre l'école maternelle. 


lundi 10 janvier 2011

La prochaine réunion est ouverte à tous.

Elle aura lieu le mercredi 26 janvier 2011 à l'école de Guérigny, près du collège, de 14h à 17h.
L'objet de travail sera la lecture, mettre en question les questions, passer d'une logique de restitution à une logique de compréhension... comment faire ?
Le livre de Jeanne Dion et Marie Serpereau (du gfen) "Faire réussir les élèves en français de l'école au collège" chez Delagrave, sera en vente.
A bientôt

mercredi 15 décembre 2010

Compte-rendu de la réunion du 15 décembre

« A quelques jours de la pause la plus attendue de l'année, après un trimestre toujours long, dans un sentiment très généralisé de fatigue, d’urgence et de course après le temps », la réunion du gfen n'a pas déplacé les foules mais le petit groupe des plus assidus s'est retrouvé pour affiner ses objets de travail et planifier ses réunions pour 2011.

 

Groupe local
- Une nouvelle réunion ouverte à tous est prévue le mercredi 26 janvier à 14h à l'école de Guérigny, avec à l'ordre du jour, la démarche de lecture avec questions préalables.
L'information sera envoyée par mail et affichette imprimable à diffuser dans toutes les écoles du département.

- Ensuite, nous reprenons l'idée d'exploiter les conférences départementales : choisir 1 ou 2 objets mis en réflexion par le conférencier, les problématiser en tant qu'objets de travail pouvant faire rupture par rapport à des pratiques courantes, les analyser et développer des situations sur notre terrain de l'éducation nouvelle, en prenant appui sur des démarches du GFEN ou en créant progressivement nos propres outils.
Suite à la conférence du 9 février d'André Tricot sur les difficultés des enseignants avec les élèves en difficultés, nous nous retrouverons le mercredi suivant 16 février.

Groupe régional
- Il apparaît nécessaire d'aller à la rencontre des autres groupes de la région pour se connaître et unir nos forces. Se renseigner sur leurs activités et leurs calendriers.

- Ensuite, pourquoi pas une réunion régionale à Nevers pour réfléchir à une action pour les entrants dans le métier. Cela pourrait se dérouler le 1er samedi des vacances d'hiver ou de printemps.
Peut-être nous pourrions préparer ensemble un stage de rentrée (25 et 26 août 2011)
à destination des professeurs stagiaires et néo-titulaires intéressés. Se mettre en rapport avec le gfen28, le gfen25 et/ou le groupe Paris pour nous aider.

Manifestations nationales
  • Les 3èmes Rencontres Nationales « Pour que la maternelle fasse école » - Bourse du travail de Paris, samedi 29 janvier 2011 - Dès la maternelle relever le défi de la culture pour tous dans les apprentissages
    avec la sortie d'un nouvel ouvrage collectif sur la maternelle à cette occasion
  • Les 4èmes Rencontres Nationales sur l'Accompagnement « L'aide comment faire pour qu'ils s'en passent » - Saint-Denis, 2 et 3 avril 2011 – Prendre pouvoir sur l'écrit
Revue Dialogue
Dernier numéro Dialogue n° 138 dialogue 138

Difficulté scolaire. Comment retourner la peau du destin ?







Prochains numéros :
en janvier « Écrire ses pratiques »
en avril « Morale, moralisation »
en juin « Avons-nous encore besoin de la pédagogie... » - colloque de Lyon, octobre 2010
fin août n° spécial sur les outils de rentrée

dimanche 5 décembre 2010

La réunion du 15 décembre approche ... Y amener chacun un nouveau collègue, chiche !

Peut-être pourrions-nous relever ce défi pour que le groupe s'étoffe...
La prochaine réunion est complètement ouverte à tous ceux et celles qui ont envie ou besoin de se retrouver en ces périodes où chacun se replie sur soi-même, pour penser ensemble le travail.

Elle a lieu à l'école de Guérigny mercredi 15 décembre 2010 de 14h à 17h et se tiendra autour de :
- une démarche sur le vocabulaire
- un échange sur l'actualité politique et pédagogique
- des informations sur les activités du GFEN au niveau national et régional
- un moment convivial "tout chocolat"

Alors, à bientôt.

jeudi 21 octobre 2010

Réunion du noyau dur

Nous nous sommes retrouvés, Monique, Michael et moi mercredi dernier (20 octobre) pour préparer la prochaine réunion. Nous avons travaillé à partir d'une démarche en compréhension de lecture, décrite dans le bouquin "Faire réussir les élèves en français de l'école au collège" de Jeanne Dion et Marie Serpereau, paru il y a tout juste un an chez Delagrave. Nous n'en dirons pas plus pour laisser les collègues la découvrir lors de la prochaine réunion.
Objet de travail : vivre une démarche en lecture - en discuter- essayer en classe ensuite, pourquoi pas? - faire un point sur l'actualité politique et pédagogique
Celle-ci aura lieu le mercredi 15 décembre de 14h à 17h à l'école élémentaire La clé verte, dite "école du haut", près du collège, 2 rue Masson à Guérigny.
Que chacun en parle autour de lui, à ses collègues et amis pour que le groupe s'étoffe un peu.
Comme nous serons proches des vacances de Noël, un petit moment de douceur chocolat vous sera proposé pour clore l'après-midi.
Il y aura des exemplaires de ce livre de nos 2  "auteures GFEN" à vendre, si cela vous intéresse(18,70€).

A très bientôt.



lundi 27 septembre 2010

Compte rendu réunion du 22 septembre à Nevers

En présence de Sylvie Meyer-Dreux, responsable nationale du GFEN et membre du groupe Paris, étaient présents 8 collègues de fonctions et d'horizons divers (classe ordinaire, directrice d'école, CLIS, enseignant référent, SEGPA, journaliste, responsables ICEM et ODCE).

1) Mise en oeuvre d'une démarche du GFEN sur le vocabulaire
a. A partir d'un texte à trous d'André Gide, le groupe retrouve avec le contexte les mots manquants. L'intention est de faire vivre aux collègues des démarches d'apprentissage transposables dans les classes, en adaptant le texte.

La question du vocabulaire est très présente dans les préoccupations des enseignants :
  • « Ils ont un vocabulaire pauvre », entend-on souvent depuis la maternelle.
  • Les prescriptions des programmes de 2008 sont de faire des leçons de mots pour capitaliser un bagage, dans une conception mécaniste de l'apprentissage du vocabulaire.
  • Le système de la langue est complexe : il faut donner aux élèves des textes difficiles, qui posent problème.
  • Derrière les mots, il y a des concepts : le vocabulaire est acquis quand le concept est compris.
  • Les mots ne sont pas isolés, ils ont du sens dans un contexte.
Catherine Tauveron : « Un mot ne fait sens qu'en contexte »
Paul Valéry : « Un mot n'a pas de sens, il n'a que des emplois »
  • Dans la lecture experte, on comprend l'idée même s'il y a des mots inconnus.

La démarche elle-même est mise en oeuvre en plusieurs temps, d'abord un travail individuel, puis par petits groupes, et mise en commun. Chacun trouve les mots manquants, puis échange avec ses voisins pour que chaque groupe se mette d'accord sur un mot, proposé ensuite au grand groupe. Il est donc nécessaire de justifier son avis, argumenter, écouter l'autre, le comprendre... ce qui fait avancer la pensée collectivement. On relève tous les mots trouvés, puis on donne les mots de Gide par ordre alphabétique, on discute de ce qu'il a voulu dire, pourquoi il a employé un mot plutôt qu'un autre. On lit le texte de Gide, les définitions des mots.

Les quelques remarques qui suivent permettent d'être plus au clair avec les principes de base du GFEN et les visées d'apprentissage du formateur dans cette séance :
  • L'élève construit son propre savoir à partir d'interactions avec ses pairs.
Vygotski : Faire à plusieurs et lentement ce que l'on saura faire ensuite seul et rapidement
  • Instaurer un temps de mobilisation individuelle avant tout travail de groupe
  • Mettre les élèves devant des vraies situations-problèmes, complexes, non pas pour les mettre en difficulté, mais pour leur donner à penser, réfléchir ensemble – ensemble on va y arriver
  • Donner un défi à relever
  • Le but n'est pas de retrouver le « bon mot », il faut sortir du binaire juste/faux, gagné/perdu, il y a plusieurs solutions possibles portées par l’interrogation du texte (dans son contexte culturel entre autre) :le but n'est pas de retrouver le mot de Gide, on n'est pas lui; les mots ont aussi une vie, une histoire et ils peuvent mourir
  • Le but est de comprendre les intentions de Gide : exemple avec la chaise qui devient un personnage anthropomorphe de l'histoire (regarder les qualificatifs employés) et il décrit la lutte entre 2 personnages, lequel va lâcher prise
  • On peut faire une ouverture sur la notion de synonymie; ainsi l'usage du dictionnaire est justifié en fin de séance et/ou ultérieurement

b. La dernière partie constitue un approfondissement de la réflexion par l'étude de 5 documents avec 5 points de vues sur la question du vocabulaire.
  • approche historique : dictionnaire Quillet
  • approche linguistique : Yaguello
  • approche sociologique : Bourdieu
  • approche psychologique : Vygotski
  • approche pédagogique : Tauveron
En petits groupes, on lit, on échange, on dégage les idées principales, qu'on rapporte au grand groupe en quelques phrases. Chacun repart avec tous les textes à la fin de la séance.
J'ai détaillé un peu cette démarche car par manque de temps, nous l'avons parcourue à grands traits et n'avons pas eu le temps de l'approfondir.

2) Le GFEN local, régional, national : comment se situe t'il par rapport à d'autres mouvements pédagogiques?
a) Deux autres groupes se sont constitués en Saône et Loire et dans l'Yonne en même temps que nous. La priorité est de structurer, étoffer, faire vivre ces groupes locaux qui viennent de se créer. Dans un second temps, il sera nécessaire de se rapprocher les uns des autres, avec la Côte d'Or également, pour organiser une première rencontre régionale. Isabelle a été élue au dernier congrès pour représenter la Bourgogne.
Dans un 3ème temps, nous pourrons envisager de créer un réseau de militants pédagogiques dans la Nièvre avec d'autres structures (mouvements pédagogiques, associations complémentaires de l'école, syndicats...), qui ont bien relayé l'information de la création du gfen58.
Le GFEN est un mouvement d'éducation nouvelle qui croit dans les capacités de développement de l'être humain, dans le pouvoir d'émancipation du savoir, dans l'éducation comme levier de transformation du monde.
La spécificité du GFEN est de proposer, non pas des méthodes ou des techniques, mais des objets de travail sans cesse mis en partage, avec les apports des scientifiqu
es, chercheurs et des enseignants qui théorisent des pratiques. L'engagement du GFEN dans de nombreuses actions de formation d'adultes (enseignants, autres professionnels, mairies), en plus de la rédaction de la revue Dialogue et de l'écriture d'ouvrages, inscrit le mouvement dans une dynamique constante de théorisation des pratiques

  1. Quel(s) objet(s) de travail pour le groupe?
● Nous avions choisi en juin de travailler sur l'oral. Les expériences d'autres groupes locaux rapportées par Sylvie M-D nous permettent d'affiner nos perspectives.
En partant des apports théoriques des 5 conférences départementales, toutes axées sur les pratiques langagières (dès la maternelle, celles de l'école, celles de la famille, celles de l'enseignant, dans toutes les disciplines...), nous pourrons problématiser des objets de recherche qui feront rupture et
Il ne s'agira pas, après la conférence, d'en faire le compte-rendu, ni de dégager des pistes à essayer dans sa classe, ni d'être dans la didactique disciplinaire de l'enseignement de la langue orale. Il s'agira plutôt de choisir des objets mis en réflexion par le conférencier, de les problématiser en tant qu'objets de travail pouvant faire rupture par rapport à des pratiques courantes en développant des situations d’analyse et de les développer sur nos terrains, certes en prenant appui sur des démarches du GFEN mais aussi en créant progressivement nos propres outils de réflexion et de mise en œuvre.
● Un petit groupe se met en place : Monique, Michael, Gwenaelle (en fonction de ses disponibilités), Evelyne (excusée aujourd'hui) avec Isabelle pour préparer la prochaine réunion. On décide de déjeuner ensemble après la conférence de Véronique Boiron le mercredi 20 octobre et de travailler ensuite à 14h au CDDP (lieu à confirmer).
Ce groupe déterminera la date de la réunion suivante, ouvert
e à toutes les personnes qui souhaitent interroger le sens du métier tant bousculé en ce moment.

Pédagogie : petits choix et gros maux

Jacques Bernardin

Notre rencontre n’y aura rien changé, le MEN confirme l’arrêt du soutien d’un de nos deux détachés. Habillée sous le costume de la rigueur budgétaire, cette décision – à conséquence redoutable pour notre survie - est à considérer au regard du sort parallèlement fait aux autres mouvements pédagogiques, à l’INRP et à la formation des enseignants.

La pédagogie n’est plus à l’ordre du jour, hors de celle qui consiste à redire le même message dans les medias pour faire comprendre à l’opinion qu’elle a tort. Il paraît donc entendu qu’une bonne maîtrise des contenus à enseigner suffit largement pour faire autorité auprès des élèves et que l’autre pédagogie (baptisée malicieusement « pédagogisme » pour bien désigner l’enflure de méthodes promptes à brouiller le contenu), égarement des années 68, est la source de tous nos maux. Elle peut apparaître comme un luxe inutile pour les élèves qui partagent les valeurs et les codes de l’école, déjà installés dans un rapport à la culture en phase avec la parole professorale (bien qu’il soit légitime d’interroger ce qui s’acquiert vraiment là, au-delà même du contenu visé). Mais pour les autres, tous les autres ?

Élargissons la ressaisie du paysage. L’aide fût-elle personnalisée suffira-t-elle à combler les lacunes accumulées par un nombre croissant d’élèves ? A partir de quelle masse critique la ‘pédagogie ordinaire’ sera-t-elle interrogée ? Et que penser du sort fait aux zones prioritaires ? La dénomination « ambition réussite » saura-t-elle tenir ses promesses avec les mesures prises ? Les collèges CLAIR, le busing, le partenariat avec les grandes écoles : au-delà de l’effet d’affichage auprès de l’opinion publique, n’est-on pas en train de promettre la lune à quelques-uns au prix du lâchage de la quasi-totalité des autres ? Quelle perspective ouvre t’on à la jeunesse qui n’est pas née avec la cuiller d’argent dans la bouche ?

Mais dans une société hyper concurrentielle, sans doute n’est-il pas raisonnable d’élargir l’accès au savoir et à la culture : les places enviables ne doivent pas souffrir d’une concurrence excessive et ce serait donner bien trop d’espoir et d’ambition à ceux qu’on promet aux emplois précaires et faiblement qualifiés. II n’est pas bon de générer de la frustration, pas plus qu’il n’est souhaitable de trop développer l’esprit critique : le consensus social pourrait en pâtir.

Hors des menaces graves pour le GFEN (qui n’en est pas à ses premiers coups, jusqu’à connaître la clandestinité à une époque funeste), ces choix sont dramatiques pour l’avenir de notre pays et, ainsi que l’exprimaient des Inspecteurs d’Académie, « risquent de nous coûter cher », y compris sur le plan économique selon l’OCDE qui note qu’ « en période d’austérité, il faut conserver les moyens essentiels qui vont permettre d’assurer une croissance durable, en particulier dans l’éducation ». De dangereux révolutionnaires, assurément…

Les comparaisons internationales plaident pour les systèmes qui font rimer efficacité et équité en assurant un réel tronc commun jusqu’au terme du collège, ont abandonné les redoublements et les classes de niveau, font le choix de la promotion collective grâce à un fort investissement pédagogique soutenu par une formation et un accompagnement conséquents, avec une incitation au travail en équipe. La pédagogie serait-elle l’audace de l’avenir ?
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Il est maintenant clair que le GFEN ne peut vivre sans un soutien plus affirmé, aussi engageons-nous chacun à adhérer et à signer l’Appel à soutien « Pour que vive le GFEN ».